La tendance est à la baisse des taux. Quelques astuces pour réduire le coût de son emprunt.
Bonne nouvelle, les taux d’intérêts des crédits immobiliers sont en baisse, de 0,5 point, une première depuis deux ans.
Concrètement, imaginons un couple qui contracte un prêt de 200 000 euros à 3,95 % sur 25 ans (la durée moyenne en Lot-et-Garonne), comparé aux taux proposés en début d’année à 4,35 %, il économise ainsi 150 euros sur ses mensualités.
Alors, pour trouver un crédit aux meilleures conditions, une fois les quatre murs trouvés, deux solutions : démarcher une à une les banques pour faire jouer la concurrence ou pousser la porte d’un courtier en immobilier. Cet intermédiaire encore peu sollicité par les Français est pourtant chargé, moyennant des honoraires in fine, de négocier en amont des taux attractifs avec les banques. « A la clé pour les futurs propriétaires, c’est une économie de temps, une vision globale sur les offres de prêts et un accompagnement dans le montage du dossier », assure Laurent Desmas, directeur régional de la société de courtage Cafpi. Mieux, selon la calculette de Mélanie Richard, conseillère de financement pour l’agence Meilleurtaux.com à Agen : « Les acquéreurs peuvent espérer une économie entre 7 000 et 8 000 euros sur le coût global du crédit. »
Les salariés du privé dont l’entreprise cotise au 1 % logement peuvent s’adresser à l’antenne lot-et-garonnaise du Cilgere, le Comité interprofessionnel du logement, qui leur permet de bénéficier d’un prêt spécifique à un taux de 2,25 %. Le Cilgere propose également via une filiale, un service de courtage entièrement gratuit.
Enfin, derniers leviers pour alléger la facture, selon Virginie Levignac, directrice de l’Agence départementale d’information sur le logement (Adil), « il ne faut pas hésiter à solliciter d’autres établissements que sa banque pour les frais d’assurances obligatoires (chômage, invalidité, décès) » et pour la garantie, il peut s’avérer judicieux de s’adresser à un organisme de caution mutualiste, plus souple et rapide, qui, en cas de revente anticipée, permet de ne pas payer de frais de notaire supplémentaires pour la levée d’hypothèque.
Par ailleurs, la baisse des taux est aussi l’occasion pour les propriétaires qui ont emprunté à un taux plus important les années précédentes de renégocier le crédit que leur a accordé leur banque.